NOTRE ÉPOQUE

WILLIAM
KLEIN

William Klein est un homme d'images. Ses
photographies et ses films témoignent d'une
extraordinaire liberté, tant par les sujets qu'il
choisit que par un style d'une force et d'une
richesse rares. Au moment où la galerie Polka,

à Paris, lui consacre une exposition, TéléObs fait,
à son tour, le portrait de cet artiste lumineux.

La semaine prochaine dans

114 0 LE NOUVEL OBSERVATEUR



CLIMAT: APRÈS LE FIASCO
DE COPENHAGUE...

Cap
sur Cancún

La semaine dernière, à Séoul, les chefs
d'Etat et de gouvernement du G20 ne
se sont vraiment pas mouillés sur le
climat. Juste une petite phrase entortillée dans
le communiqué final : «Nous n'épargnerons
aucun effort pour parvenir à un résultat équi-
libré et couronné de succès à Cancún. »
Question volontarisme, on peut faire mieux!
D'autant que le sommet de Cancún, au
Mexique, qui doit faire oublier le naufrage de
Copenhague, est imminent (du 29 novembre
au 10 décembre) et que les réunions prépara-
toires ne laissent rien augurer de bien
héroïque. L'objectif reconnu par tous, rappe-
lons-le, est de faire baisser les émissions mon-
diales de CO2 d'ici à 2015 de telle manière que
la hausse des températures ne dépasse pas
2 °C à la fin de ce siècle. Mal parti. Le prési-
dent Obama est, depuis la défaite des démo-
crates aux élections de mi-mandat, ligoté par
son Congrès et n'a plus aucune chance de
faire adopter une loi contraignante. Du coup,
la Chine, le plus gros émetteur de CO2 en
valeur absolue, reste muette sur ses
intentions. Quant à l'Europe, elle conserve
ses objectifs initiaux : baisser de 20% ses
émissions en 2020. A l'évidence, la crise éco-
nomique ne facilite pas les décisions prospec-
tives même si chacun convient que la planète
se dirige vers une situation climatique de
moins en moins maîtrisable. Le seul dossier
qui semble, un peu, avancer, c'est celui du
«fonds vert». Une colossale cagnotte de
100 milliards de dollars par an pour aider les
pays en voie de développement à prévenir les
dégâts du réchauffement et à s'orienter vers
les énergies renouvelables. La méthode : une
double taxe sur les transports aériens et les
transactions financières. A Cancún, tous les
observateurs prévoient des confrontations
très «rugueuses». Le seul espoir, c'est que la
peur, à défaut du courage, incite cette fois-ci
au sursaut. Guillaume Malaurie

Young Ho - Sipa

